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Marion Maréchal-Le Pen: RECONNAISSANCE DU KOSOVO : ENORME ERREUR

Exclusif

Marion Maréchal le Pen : la plus jeune députée du Parlement français et membre du Bureau politique du Front National, dans un entretien avec « Geopolitika »

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Chère Mademoiselle Le Pen, Vous et votre parti, le Front National, avez obtenu d’excellents résultats aux dernières élections régionales en France. Cependant, au second tour, les deux plus grands partis, qui sont en fait des rivaux, se sont ralliés contre vous. Se sont ralliés également contre vous la classe politique officielle de la France, ainsi que les médias. Pourriez-vous nous dire pourquoi on essaye autant de disqualifier le Front National de façon politique, de le diaboliser médiatiquement, non seulement en France mais dans l’UE aussi et ailleurs ?

Il y a des victoires qui font honte aux vainqueurs. Ce fut le cas lors de ces élections régionales. Une grande coalition de partis de la gauche à la droite ainsi qu’une grande offensive médiatique nous ont empêchés de remporter des régions alors que nous sommes majoritaires pourtant en nombre de voix. Ces élus veulent conserver leur pré-carré, leurs privilèges et probablement leur clientélisme à tout prix, y compris au prix de leur cohérence politique. Par ailleurs ils craignent par-dessus tout que nous puissions prouver notre capacité à faire mieux qu’eux, comme nous le faisons actuellement dans nos mairies. Ils perdraient alors le dernier argument qui leur reste : la peur et la diffamation.

Mais les scores enregistrés par nos listes, grâce à l’augmentation très significative du nombre de suffrages au second tour, nous permettent de devenir la première force d’opposition dans la plupart des conseils régionaux de France et force de proposition structurée grâce à des groupes d’élus importants : nous n’avons jamais eu autant de conseillers régionaux, nous sommes dorénavant présents dans toutes les assemblées françaises et nous avons fait disparaitre les partis de gauche et notamment le parti du gouvernement dans la Région Nord-Pas-de-Calais de Marine Le Pen et en Provence Alpes côtes d’Azur où je me suis présentée.

Leurs alliances font ressortir en France un nouveau clivage qui n’est plus celui de la droite et de la gauche mais un clivage entre mondialistes et patriotes souverainistes. Le fond idéologique de nos adversaires faussement rivaux est identique : culte du fédéralisme européen, abandon de la souveraineté nationale, atlantisme, primat de l’économie sur le politique, destruction des cellules traditionnelles telles que la Famille, ouverture totale des frontières. Le Front National est le seul mouvement qui dénonce cette imposture, c’est pourquoi le Système nous ostracise. Mais les Français prennent conscience de cette supercherie. Je constate par ailleurs que cette propagande anti Front-National peine à dépasser les frontières car notre mouvement bénéficie d’un capital de sympathie dans de nombreux pays, que ce soit en Afrique, au Moyen Orient, en Europe de l’est, notamment en Russie ou chez vous en Serbie. Parce que ces Etats, souvent francophiles, mesurent combien une France forte et souveraine se poserait en partenaire indispensable pour défendre un monde multipolaire équilibré et respectueux des richesses nationales.

Que pensez-vous de l’arrivée d’un grand nombre de migrants en Europe depuis le Proche Orient, l’Afghanistan et l’Afrique ? Quels sont les dangers pour l’identité et la sécurité des peuples européens ? Comment expliquez-vous la relation étrange, voire incompréhensible des leaders de l’UE, surtout allemands, envers ces tendances démographiques dangereuses, où on ne prend même pas des mesures élémentaires de contrôle des migrants…. ?

Le continent européen fait face à un véritable torrent migratoire sans précédent avec plus de 1.25 million de demandes d’asile l’an passé. Bien sûr, certains individus fuient une situation dramatique mais bon nombre de migrants sollicitant l’accueil en Europe viennent pour des motifs économiques et familiaux, incompatibles avec l’asile, et de pays qui ne sont pas en guerre. Ces abus sont facilités par un système d’accueil toujours plus permissif et sur lequel sont obligées de s’aligner les lois nationales. Les peuples européens se retrouvent ainsi déstabilisés dans leur cadre de vie face à l’arrivée de populations aux cultures et modes de vie radicalement différents. De plus, dans ces colonnes de migrants s’infiltrent des terroristes islamistes : deux djihadistes du Stade de France s’étaient fait passer pour deux demandeurs d’asile qui cherchaient hospitalité sur notre continent. Les services du Renseignement français sont convaincus que plusieurs cellules dormantes de l’Etat islamique, venues grâce aux embarcations de migrants, sont prêtes à passer à l’action. Or, les maigres contrôles institués par Bruxelles sont totalement inopérants. Les dirigeants de l’Union européenne sont prêts à sacrifier la sécurité et l’identité des peuples au nom d’une générosité de façade. L’Allemagne, qui a ouvert à fond les vannes de l’immigration de masse, souffre d’une population vieillissante dans l’impossibilité d’assurer le renouvellement des générations. Alors Angela Merkel considère ces migrants, pour la plupart des hommes dans la force de l’âge, comme une aubaine pour relancer la croissance et permettre l’équilibre démographique, indispensable pour une puissance qui veut demeurer le moteur économique de l’Europe. C’est oublier que les peuples ne sont pas interchangeables. Néanmoins, les Allemands paient le prix de cette politique : les violences perpétrées par des migrants de confession musulmane, à l’exemple des viols collectifs sur des Allemandes, ont renversé l’opinion publique qui a pris conscience des dangers d’une immigration non-contrôlée. Désormais, l’Allemagne cherche à imposer à ses partenaires européens, via les quotas de répartition, une politique migratoire qui a rapidement tourné au fiasco Outre-Rhin. En refusant de se soumettre aux directives de Bruxelles et de Berlin, les dirigeants des pays d’Europe de l’Est, je pense notamment à la Hongrie et la Slovénie, montrent la voie à suivre pour les autres pays européens : la fermeture de la route des Balkans, n’en déplaise à Angela Merkel, est indispensable pour cesser cette hémorragie migratoire. 
Les dirigeants des Etats d’Europe de l’Est montrent la marche à suivre : celle du refus de la soumission au dogme mondialiste et ses avatars les plus destructeurs pour nos peuples respectifs.

Est-il dans l’intérêt de la France de rester dans l’Union Européenne, et selon vous, l’Union Européenne est-elle en crise ? Quel est votre concept et votre vision de l’Europe ?

La politique d’accueil des migrants montre combien la solidarité entre Etats membres est une chimère et l’inefficacité structurelle du système européen. La diplomatie européenne est inexistante faute d’harmonie entre les aspirations des 28. Ainsi, nos Etats sont dans une position de subalternes qui les affaiblit considérablement aux yeux des Etats tiers, à l’exemple de la Turquie. Ainsi, le gouvernement turc apparait en position de force pour dicter sa loi aux Etats européens en utilisant les migrants comme arme de déstabilisation massive de notre continent. Ce même procédé s’applique dans le domaine économique : Bruxelles ne cesse de faire preuve d’autoritarisme à l’égard des budgets des Etats membres mais accepte toutes les dérégulations du libre-échange voulues par les Etats-Unis. Quant à l’Europe de la Défense, elle est un véritable fiasco qui fait le bonheur de l’OTAN. En cela, je soutiens les Serbes qui se mobilisent pour sauvegarder leur indépendance et ne pas devenir un pion de Washington. 
L’Union européenne est en crise permanente car elle est une structure antidémocratique et qu’il n’y a pas de peuple européen, quand bien même nous ayons des valeurs communes. C’est pourquoi, les intérêts de chaque Etat reposent sur le retour à la souveraineté et aux frontières. Cela ne signifie pas l’élévation de murs entre Européens mais une coopération dans le respect des diversités nationales : une Europe des Nations où chaque gouvernement peut collaborer librement sans les injonctions d’un organe technocratique qui méconnait les aspirations de nos peuples. Quand le Front National accèdera à la Présidence de la République, il sera proposé aux Français, par référendum, la sortie de l’Union européenne en cas d’échec d’une renégociation des traités sur le modèle de ce qui se fait actuellement au Royaume –Uni.

L’identité chrétienne de l’Europe a été attaquée de l’intérieur par des cercles de la gauche libérale, et de l’extérieur par le fondamentalisme musulman. Comment conserver la religion chrétienne et l’identité nationale des peuples européens ? Est-ce que vous pensez qu’on aurait besoin d’une collaboration plus étroite entre non seulement les partis eurosceptiques, comme le Front National, le parti autrichien de la liberté, le parti italien la Ligue du Nord… mais également des puissances politiques des pays orthodoxes, partageant les mêmes opinions, surtout celles de la Russie ?

Le christianisme n’est pas un simple ferment identitaire en Europe, il en est le fondement même.
L’acte fondateur de la création de la Russie ou de la France est le baptême de leur prince. En Serbie la construction du premier Etat serbe va de pair avec la christianisation du pays. Jusqu’à la Renaissance, l’Europe s’appelle la Chrétienté. En ce qui concerne les menaces qui pèsent contre l’Europe, elles sont celles que vous citez, le libéralisme de gauche qui détruit les sociétés traditionnelles et le fondamentalisme islamiste que malheureusement les puissances occidentales ont instrumentalisé à plusieurs reprises. Effectivement la coopération contre cette double menace doit dépasser le cadre de l’Union Européenne. C’est d’ailleurs l’esprit du texte commun publié après la rencontre entre le Pape François et le Patriarche Kirill. Le Front National échange régulièrement avec le parti Russie Unie qui est actuellement au pouvoir en Russie, car nous partageons les mêmes valeurs sur la plupart des questions sociales et politiques.

 

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Puisqu’on mentionne la Russie, que pensez-vous du rôle que joue la Russie de Vladimir Poutine aujourd’hui dans le monde, pays qui est assez diabolisé dans les médias occidentaux ? Est-ce que les relations entre la Russie et la France devraient être meilleures, compte tenu du fait que Paris et Moscou étaient des alliés dans deux guerres mondiales ?

L’historien et démographe français, Emmanuel Todd écrivait en 2002 dans son ouvrage « Après l’Empire » que la Russie finirait par devenir naturellement un pôle de stabilité dans le monde. L’immensité de son territoire, ses ressources et sa population rendent improbable toute volonté expansionniste. C’est ce que nous observons aujourd’hui en Syrie contrairement à ce que disent les médias occidentaux. En ce qui concerne la relation bilatérale franco-russe, elle est effectivement nécessaire non seulement pour nos deux pays mais pour la stabilité de l’Europe. La Russie et la France seront les pièces centrales dans le système de sécurité post-OTAN que nous souhaitons mettre en place. Il est utile de rappeler que l’alliance russe a bien sûr toujours été salvatrice pour la France pendant les deux guerres mondiales. Plus récemment, je voudrais rappeler que les accords de Minsk sur l’Ukraine, qui constituent le texte de référence pour régler le conflit, sont le fruit de la collaboration entre Paris, Moscou et Berlin. Cela prouve que les grandes puissances européennes sont capables de coopérer lorsqu’aucune puissance extra-européenne ne vient s’ingérer.

Il existe aussi une grande alliance et une importante amitié depuis la Première guerre mondiale entre la France et la Serbie. La France politique d’aujourd’hui semble ne pas vouloir se souvenir de cette amitié, parce que dans les années 1990 elle avait introduit des sanctions et a participé aux bombardements de la Serbie. Les Serbes ne sont pas bien sûr innocents de toute faute, ils ont leur degré de responsabilité, mais ils ne sont pas les seuls responsables dans les Balkans. Reconnaissez-vous cette amitié franco serbe qui est aujourd’hui refoulée et qui devrait être ravivée en nous rappelant nos héros de la Grande guerre de l’expédition de Salonique ?

La Serbie est le grand allié de la France dans les Balkans. La perte de souveraineté que nous subissons depuis 25 ans a eu des conséquences très graves pour la France et malheureusement pour nos alliés traditionnels. Les bombardements de 1999 sont une faute très grave, d’autant plus qu’ils sont totalement contraire au droit international, comme d’ailleurs la reconnaissance du Kosovo qui est contraire à la résolution 1244 des Nations Unies. Le retour de la souveraineté française sous le gouvernement du Front National aura pour conséquence la mise en place d’un nouveau système de sécurité en Europe, la restauration des alliances traditionnelles, dont la relation franco-serbe fait bien entendu partie, et l’application stricte du droit international dans les relations entre Etats.

Quand on rencontre des patriotes français, et surtout quand celui qui porte les idées patriotiques de la grande nation française est une belle femme déterminée comme vous, alors les souvenirs surgissent de la grande héroïne française et chrétienne, Jeanne d’Arc. Dans quelle mesure le souvenir et le mythe de Jeanne d’Arc sont-ils importants pour l’identité française, et est-ce que les jeunes générations françaises ont assez de connaissances sur elle ?

Jeanne d’Arc réunit parmi les plus beaux attributs de l’âme française : l’insoumission, le courage, l’orgueil national, le désir de liberté. Si notre mouvement politique reprend le mythe de la « Pucelle » d’Orléans, c’est parce qu’il tente de ranimer la flamme nationale qui crépite dans le cœur de chacun de nos compatriotes. En effet, les qualités de cette figure historique sont celles qui permettront à notre nation de retrouver son envergure que des décennies de soumission aux Etats-Unis, à l’Union européenne et à la grande finance internationale ont gravement mise à mal. Jeanne d’Arc est de cette mystique qui n’est la propriété ni d’un clan, ni d’un parti, mais au contraire, qui devrait être un modèle, une référence pour toutes les personnes qui s’évertuent à vouloir rendre à la France son rang de prestige et d’influence. Par ailleurs, la figure catholique de Jeanne d’Arc rappelle que deux siècles de République ne peuvent effacer mille ans de Chrétienté mais qu’au contraire, la République doit préserver cet héritage millénaire qui a façonné des coutumes, des paysages, un art de vivre si typiquement français. 
Le peuple de France est épris d’histoire, aime à étudier les grandes épopées de ses ancêtres. Or, l’enseignement de ses œuvres se résume désormais à ce qu’il y a de moins noble, Jeanne d’Arc elle-même étant souvent dépeinte comme un personnage illuminé. Jeanne d’Arc est un repère pour des jeunes français tournoyés dans un mondialisme sous domination culturelle américaine qui leur fait perdre toute notion d’identité et d’enracinement. Pourtant, la jeunesse française peut se retrouver pleinement en Jeanne d’Arc car comme elle, notre jeunesse est belle et rebelle !

Et pour la fin, pourriez-vous nous révéler le secret du charisme de la famille Le Pen ? Dans quelle mesure cet héritage politique est important pour vous, qu’avez-vous accepté de la vision de votre grand père, le fondateur du Front National, Monsieur Jean Marie Le Pen, et qu’avez-vous adopté des opinions et de la politique de votre tante, Madame Marine Le Pen, présidente du parti ?

Merci de nous accorder ce charisme. Il n’y a pas de secret si ce n’est l’amour inconditionnel de notre peuple et de notre pays. Mon grand-père a le mérite immense d’avoir porté durant des décennies, seul contre tous, les idées patriotiques et nationales qui pendant longtemps étaient considérées comme ringardes ou mauvaises. C’est un tribun talentueux et un homme très cultivé comme il y en a de moins en moins dans la vie politique française. Nous lui devons beaucoup sur le plan des idées, notamment la défense d’une Europe de l’Atlantique à l’Oural. Marine Le Pen a repris courageusement le flambeau en modernisant l’image du mouvement, elle nous a emmenés au sommet en rendant notamment plus visible notre programme économique et social et en refusant toujours les excès et la provocation.

 

Traduction: Svetlana Maksović

 

Geopolitika No.96, mars 2016.